Retour d’expérience sur le stage shotokai du 12 mai 2019 organisé par oi kaze kan (Valence)

Stage karaté shotokai du 12 mai 2019 organisé par oi kaze kan (Valence)

Bonjour,

ce stage tout niveau a été pour notre club, l’occasion de pratiquer le shotokai à Valence. La thématique globale reposait sur l’étude des katas et des bunkais. Ce stage était sous la direction de Nicolas Moulin senseï (5ème DAN Nihon Karate do shotokaï et Fédération Française).

Au programme, plusieurs points ont été travaillés (ci-après un résumé dans les grandes lignes) :

  • Sur le matin :
    • Focus sur la notion de centre : le corps doit être équilibré dans la statique comme dans la dynamique (ne pas se pencher, ne pas chercher à s’écraser au sol sur ses postures,…). Plusieurs techniques élémentaires ont été étudiées pour illustrer ce principe de centre dont : ayumi ashi, oi tsuki, … Des bases techniques ont été notamment revues en guise d’introduction pour la pratique des katas.
    • Révision de katas fondamentaux dont : taikyoku (shodan, nidan et sandan), heian shodan, heian nidan, heian sandan, heian yodan, heian godan
    • Initialisation d’un travail de bunkaï à trois à travers lequel l’état zanshin était demandé afin d’exécuter à tour de rôle un bunkaï sur le début d’heian sandan (un uke et deux tori).
  • Sur l’après-midi :
    • Travail respiratoire et plus profond à travers l’étude du kata sanchin : en individuel dans un premier temps et testé à deux ensuite pour vérifier la qualité de connexion corporelle
    • Exécution du kata hangetsu
    • Travail par trois, cette fois-ci sur des bunkaï d’un kata au choix
    • Séparation ensuite par niveau pour un travail de kata adapté au niveau de chacun (bassaï daï, gankaku, etc…)
    • Démonstrations de bunkai à trois par niveau
    • Démonstrations de katas avec armes (bo)
    • Démonstration individuelle du kata seienshin
    • Exécution collégiale du kata gankaku par les ceintures noires

Merci au club oi kaze kan pour leur accueil chaleureux et les conseils techniques échangés au cours de la journée.

Retour d’expérience sur le stage FFK du 20 Avril 2019 (Lyon)

Stage du 20 Avril 2019 avec Jean-François Tisseyre expert fédéral 7eme DAN (photo FFK)

Ce stage était placé sous la direction de Jean-François TISSEYRE, 7ème DAN, expert fédéral et délégué aux grades. Les objectifs de ce stage ont été concentrés sur les épreuves attendues pour les passages de grades du 1er au 5ème dan, principalement sur le kihon et ses dérivés (kihon sur place, kihon multidirectionnel, kihon sur cible, kihon ippon kumite).

Je noterai plusieurs points importants lors de ce stage (sur la partie du matin réservée aux jurys d’examen et professeurs) :

  • bien travailler ses fondamentaux car c’est sur une base solide que l’on peut évoluer et grandir dans sa pratique
  • L’enveloppe d’un mouvement ne suffit pas, il faut cultiver une dimension interne et prendre conscience peu à peu des nombreux détails qui régissent le mouvement
  • le haut niveau c’est “simple” en considérant que “simple” signifie “clair”. Il faut donc rester clair et cohérent dans sa pratique
  • Rester également pragmatique dans son travail
  • Ne pas travailler les exercices de passage de grade uniquement pour le passage de grade mais les travailler surtout pour améliorer sa pratique et trouver une progressivité et des passerelles : du kihon au kumite des liens forts existent.

Stage du 16/02/2019 : merci aux participants

Evénement du 16/02/2019 : merci aux participants !

En espérant sincèrement que ce stage vous a apporté une nouvelle façon d’explorer la pratique de votre karaté.

Comme nous l’avons vu ce matin, le travail est très fin et demande du temps pour être parfaitement maîtrisé. Ne lâchez rien : les progrès apparaîtront peu à peu ^^

A bientôt.

Stage shotokaï national du 03 mars 2018 : retour d’expérience

Bonjour dans le cadre de ce stage national, trois experts shotokaï sont intervenus au gymnase Henon la Ficelle ce week-end à Lyon : Dominique Pierre (7eme DAN), Patrick Herbert (5eme DAN), Alain Hagopian (5eme DAN).

Ayant pu participé le samedi après-midi (14h à 18h), je vous fait un petit retour du travail réalisé lors de ce stage. Sur la base de ce qu’il me parait important ici d’évoquer, je dirai que le travail s’est principalement concentré sur des principes d’utilisation du corps en privilégiant :

  • [intervention de Patrick Herbert] la fluidité des gestes afin de minimiser autant que possible les “temps morts” freinant l’exécution des mouvements. Ce travail a été réalisé à partir de ligne de kihon en s’appuyant sur des techniques fondamentales (gedan baraï, oi tsuki, etc…) et en s’appuyant également sur des passages précis de katas fondamentaux dont heian nidan (première séquence de mouvements), heidan godan (séquence sur juji uke). Un second travail a été associé : celui de l’explosion de la force lors des percussions. Patrick Herbert évoque ici l’importance de la visualisation et de la respiration associées à la technique…
  • [intervention de Dominique Pierre] l’ondulation biomécanique du corps qui permet d’amplifier le transfert de force et qui est présenté dans ce stage comme un concept majeur transverse à toutes les disciplines martiales. Ce travail s’est fait sur la base d’un échange à deux et à trois où l’idée était de ressentir pour uke le travail d’ondulation correcte de tori. Bien entendu ce travail ne pouvait être bien exécuté que si l’état du corps de uke était suffisamment “connecté”… A cela un travail complémentaire sur irimi  a été présenté en intégrant au déplacement de irimi des concepts variés dont : rotation du corps (ten taï), convergence/addition des forces dans le  déplacement vers l’avant (concept des bras en triangle), etc…
  • [intervention d’Alain HAGOPIAN] la globalisation du mouvement en cherchant à trouver des relations de cohérence forte entre les membres inférieurs et supérieurs. Ce travail a été réalisé à travers l’exécution de différents katas supérieurs dont : tekki shodan, tekki nidan, bassaï daï et kanku daï.

Retour sur le dernier keiko de l’année 2017

Mercredi 20 décembre 2017, le club Naidokan a organisé un échange avec un autre style de karaté : le Wado ryu. Ce style intègre entre autre un travail complet sur l’utilisation des kansetsu waza (techniques de clé). Par ailleurs, c’est un style qui dans la façon de travailler rejoint le shotokaï sur beaucoup d’aspects : utilisation d’une force souple basée sur le relâchement corporel, travail d’esquive et d’absorption, principe de provocation de l’attaque pour s’offrir la possibilité de rentrer en sen no sen sur le partenaire, etc…

Les pratiquants ont ainsi pu travailler plusieurs enchaînements (caractéristiques du Wado ryu) répondant à des assauts en jun tsuki ou attaques au tanto. Les réponses étudiées s’appuyaient principalement sur des atemi suivi de clés (immobilisation du poignet, du coude, sortie d’épaule, etc…), une destructuration du corps (en visant les articulations adéquates : genoux, etc…) ainsi que  des techniques de contrôle et soumission au sol. 

Merci à Jean-Philippe BARRY pour son intervention de qualité : précision dans la technique et dans les explications.

Les pratiquants du club ont visiblement appréciés ce keiko. Expérience à réitérer.

Pour visualiser plus de photos sur l’événement rendez vous dans notre rubrique photos

Bonnes fêtes de fin d’année à tous. Rendez-vous mercredi 3 janvier 2018 pour la reprise des cours 🙂

Prochain keiko “spécial” fin d’année 2017

Bonjour,

en cette fin d’année 2017, un keiko spécial est prévu ce mercredi 20 décembre à 19H30 au dojo. Jean-Philippe BARRY (3eme DAN FFKDA Wado Ryu) interviendra pour l’occasion afin de partager ses connaissances sur une des spécialités de l’école WADO : les kansetsu waza. Il s’agira d’un cours type “échange et découverte” dont l’objectif est de permettre aux pratiquants du club NAIDOKAN de s’initier (ou de se perfectionner pour les plus anciens) au travail de “clés” afin d’enrichir leur pratique shotokaï.

En espérant vous voir nombreux pour cet événement qui s’annonce  convivial et studieux.

Stage experts FFKDA du 11 mars 2017 : retour d’expérience

Il est vrai qu’en tant que pratiquants de karaté et donc pratiquants d’arts martiaux au sens général, l’ouverture est un point capital pour progresser. C’est dans cette démarche qu’Arnaud et moi même nous sommes déplacés à Lyon samedi 11 mars 2017 pour ouvrir notre vision sur la pratique du karaté. Notre volonté : « sortir de nos habitudes shotokaï » afin d’apprivoiser la différence et la confronter à nos connaissances respectives… Nous avons découvert au final deux styles très riches : le Wado ryu et le Yoseikan budo.

Je vous propose ci-après un petit compte rendu afin que ceux et celles qui n’ont pas pu y assister puissent tout de même avoir des pistes de réflexions pour progresser et puissent à terme enrichir leur pratique. En espérant ne pas trop dénaturer le propos de ces deux maîtres. Veuillez m’en excuser si tel était le cas. Bonne lecture.

14h10 à 14h30 : Echauffement général

L’échauffement est laissé à la main d’un expert fédéral entouré de tous les pratiquants (nombre de pratiquant amplement supérieur à une centaine). Le cardio monte vite, il fait par ailleurs particulièrement chaud dans le dojo. En peu de temps le corps est chaud et prêt à passer à la partie technique qui s’annonce intéressante…

14h30 à 15h : Intervention de Michel MULLER

Michel MULLER insiste sur l’importance du travail des fondamentaux et nous propose des enchainements relativement simples pour commencer : teisho uke suivi de haishu sur attaque kizami tsuki chudan ainsi que que kote gaeshi sur attaque kizami tsuki jodan suivi de mae geri chudan. Il insiste particulièrement sur le relâchement global du corps, surtout lorsqu’il donne mae geri : le coup part vite et « explose » juste à la fin du mouvement. Il insiste sur l’importance « d’éviter les contractions inutiles » lors de l’exécution d’un mouvement. Sur ce point on ne peut que le rejoindre vis à vis de notre pratique shotokaï.

15h à 15h30 : Intervention de Hiroo MOCHIZUKI

Maitre MOCHIZUKI insiste sur la notion de karaté « figé » et de karaté « moderne ». Pour lui les mouvements de karaté moderne doivent être amples, arrondis et naturels (ne surtout pas « robotiser » la pratique). Il commence donc par nous faire pratiquer une forme de age uke très généreuse seul, puis avec partenaire. Il nous fait comprendre que l’objectif de ce travail à deux est de générer le bien être mutuel, la santé : lorsque l’on amplifie les mouvements, les muscles s’étirent, le sang circule mieux et le corps travaille dans sa globalité. Chacun bénéficie ainsi du travail de l’autre. La dimension de partenaire prend alors tout son sens : rien n’est conflictuel, tout converge vers un même objectif. S’en suit alors un travail à deux  de clé tout en relâchement au niveau du bras du partenaire. Personnellement je note l’importance de la respiration lors du travail de clé : elle doit être libre sous peine de provoquer des clés « contractées » complètement inefficaces. Ayant pratiqué avec un yoseikan budoka je note que lors d’un mouvement de clé, il est important d’appliquer une pression constante afin de ne laisser aucun échappatoire à tori.

15h30 à 16h : Intervention de Michel MULLER

A ce stade Michelle MULER poursuit sur des enchainement qui visent à faire provoquer l’attaque du partenaire. Selon lui, un bon pratiquant doit être capable d’amener son adversaire là où il le veut. Il insiste sur la dimension stratégique d’un assaut : il faut provoquer l’adversaire et ne pas attendre son attaque sous peine d’être en retard dans la réponse apportée. Plusieurs enchainements assez complexes et inhabituels pour notre style sont proposés pour appréhender le principe évoqué.

16h à 16h30 : Intervention de Hiroo MOCHIZUKI

Maitre Hiroo MOCHIZUKI poursuit sur le principe de distance entre partenaire : court, moyenne, longue et explique comment esquiver une attaque sur une distance relativement courte de manière souple et naturelle. Le « secret » : s’avancer sur le partenaire pour lui donner envie d’attaquer et s’effacer au dernier moment. Nous commençons de côté en hachiji dachi puis projetons notre corps sur tori qui attaque kizami tsuki jodan. Au moment ou le tsuki arrive, uke incline le buste légèrement vers l’avant et sort de l’axe d’attaque. S’en suit alors des enchainements libres à partir de ce travail d’esquive de base. A ce moment précis, Hiroo MOCHIZUKI insiste sur l’importance de ne pas se scléroser dans une forme et pour cela deux points sont évoqués :

–  il faut cultiver sa personnalité d’une part pour se respecter soi même au regard de nos principes et désirs personnelles mais aussi cultiver sa personnalité pour se faire respecter en retour. Sans personnalité, l’être humain est « vide » et ses techniques ne peuvent qu’être « vides » également.

– Il faut créer, innover: se sentir libre d’exploiter son bagage technique. La créativité doit faire partie de l’état d’esprit du pratiquant. Ne jamais se figer dans une forme. Il faut sans cesse chercher à progresser et à aller plus loin dans sa pratique.

16h30 à 17h : Intervention de Michel MULLER

Dans cette partie du stage Michel MULLER passe à la vitesse supérieure : il poursuit les enchainements de base vus précédemment en rajoutant un gros travail de synchronisant mêlant clé, percussion avec les jambes, techniques de défense et contre attaque en même temps, saisie et déstructuration du partenaire pour l’amener au sol. Il insiste sur le fait qu’un technique est relative par rapport au corps : c’est le déplacement du centre qui provoque la clé sur l’enchainement démontré et non pas un simple mouvement de bras.

17h à 18h : Intervention de Hiroo MOCHIZUKI

Dans cette dernière partie du stage, Maitre MOCHIZUKI met l’accent sur un travail de chute : comment apprendre à chuter naturellement et surtout sans se blesser (approche réservée normalement aux enseignants mais évoquées lors de ce stage). Il fait alors une démonstration avec plusieurs pratiquants avec des gabarits complètement différents. Le ton est donné : faire chuter quelqu’un est accessible à tout le monde à condition de respecter certains principes biomécaniques : courbure de la colonne vertébrale lors de la chute, respect des cervicales, etc… S’en suit alors un travail souple de saisie sur mawashi geri avec amené au sol. Au préalable, Maitre Hiroo MOCHIZUKI explique qu’une forme de zenkutsu dachi trop basse n’est pas réaliste et nous en fait la démonstration. Il attaque le tibia d’un pratiquant de karaté figé en zenkutsu dachi qui ne parvient pas à esquiver et reçoit donc le coup sur le tibia. On retiendra donc qu’en kumite les postures doivent être bien plus relâchées que dans les formes kata afin d’assurer une disponibilité accrue du corps. Le stage se termine ensuite par un kihon assez intensif où l’objectif est d’apprendre à frapper plusieurs fois en kizami tuski et ura tsuki sur un pas en avançant et en reculant.

Le message de fin est alors donné par maître MOCHIZUKI :  » Les stages sont importants pour s’unir. Vous êtes ma famille. Je vous remercie. »

Conclusion

Merci à ces deux maîtres d’exception pour leurs connaissances techniques, leur accessibilité, leur gentillesse, leur humour ainsi qu’à leur esprit ouvert et avant tout humain.